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Porn video com escort bourg la reine Un mouvement ouvre une brèche, crée une coupure temporelle, une rupture dans le déroulement linéaire de nos vies. Peut-on encore dans ces conditions parler de peste émotionnelle, de répression ou vieille nue model escort misère sexuelle? Notre nécessité d'hommes et femmes simples et anonymes est celle obéissant à notre réalité humaine et vivante. Depuis que le syndicalisme a renoncé à une position offensive, plus rien n'a été acquis, à peine les régressions avaient elles parfois été limitées jusque là. Nous sommes ceux qui sommes licenciés, ils sont ceux qui le décident.

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Il s'est engagé pour cinq ans avec l'Olympique Lyonnais, a annoncé l'OL vendredi. Diaz , âgé de 23 ans, jouait au Real depuis , en débutant par les divisions inférieures, après avoir été formé au club catalan de Badalone. Il a disputé cette saison huit matchs avec le Real 5 buts et a porté le maillot national de République Dominicaine à une reprise.

Du changement au Barça. Le FC Barcelone a annoncé vendredi avoir racheté à Everton Gerard Deulofeu , issu de son centre de formation, le jour même où le jeune attaquant disputait la finale de l'Euro Espoirs avec l'Espagne. Le contrat de Deulofeu court jusqu'au 30 juin ", a annoncé le club catalan dans un communiqué. Selon le quotidien sportif As, le montant du transfert de Gerard Deulofeu , 23 ans, s'élèverait à 12 millions d'euros. Il avait été cédé en à Everton pour six millions d'euros.

Les "Toffees" l'ont prêté à l'AC Milan en janvier, où il a marqué 4 buts en 17 rencontres. De son côté, Cristian Tello a été cédé au Betis Séville pour quatre millions d'euros, plus un million de primes variables. L'attaquant a signé jusqu'en , a précisé le club sévillan sur son site internet. Cristian Tello, 25 ans, a disputé 86 matchs avec le Barça entre et , marquant 20 buts.

Saul Niguez prolonge à l'Atletico. Le milieu de terrain espagnol de l'Atletico Madrid Saul Niguez, 22 ans, a prolongé son contrat avec le club jusqu'en , a annoncé samedi l'Atletico sur son site internet. Le club rappelle que le joueur, natif d'Elche, international espoirs avait débuté à 16 ans dans son équipe B en avant de rejoindre l'équipe première à 17 ans.

Le club le présente Niguez comme "un élément clef de l'équipe, ayant joué 53 matchs et marqué neuf buts, dont quatre en Ligue des champions" au cours de la dernière saison. Un nouveau concurrent pour Nainggolan à l'AS Roma. L'international italien Lorenzo Pellegrini a signé un contrat de cinq ans avec l'AS Roma, a annoncé le club de la capitale italienne vendredi sur son site internet. Le montant du transfert est de 10 millions d'euros, a précisé le club.

Milieu de terrain prometteur, il viendra prêter main forte à Radja Nainggolan dans l'entre-jeu des 'Giallorossi'. Formé à la Roma, Pellegrini a quitté les Giallorossi en juillet pour Sassuolo où il s'est petit à petit imposé. Le milieu de terrain défensif de 21 ans s'est surtout fait remarquer la saison dernière en disputant 28 rencontres au cours desquelles il a inscrit six buts et délivré sept passes décisives.

A la Roma, il retrouvera Eusebio Di Francesco qui l'a coaché la saison dernière et qui a été nommé nouvel entraîneur de la Roma à la place de Luciano Spalletti. Parti à l'Inter, l'ancien entraîneur de la Roma aimerait d'ailleurs attirer Radja Nainggolan selon les médias italiens.

Pellegrini est à peine rentré de Pologne où il disputait l'Euro Espoirs avec l'Italie qui a été battue par l'Espagne en demi-finale de la compétition mardi. Un tournoi où il a d'ailleurs inscrit un magnifique but d'un retourné face au Danemark en phase de poule. Natif de Rome, Pellegrini compte une sélection en équipe nationale.

C'était le 31 mai dernier face au Liechtenstein, un match comptant pour les qualifications pour le Mondial en Russie. Federico Ricci 23 ans a lui fait le chemin inverse. Prêté au Sassuolo la saison dernière, l'ailier droit italien est repassé brièvement par la Roma avant que Sassuolo n'exerce l'option d'achat fixée à 4,5 millions d'euros pour le ramener en Emilie-Romagne.

Ricci a disputé 24 rencontres la saison dernière et marqué deux buts en Serie A. Marquinhos prolonge au PSG. Le défenseur international brésilien Marquinhos, 23 ans, a prolongé de trois saisons son contrat le liant au Paris SG, jusqu'en , a annoncé samedi le club français de football.

Titulaire cette saison en charnière centrale aux côtés de son compatriote Thiago Silva, le natif de Sao Paulo a été de tous les derniers succès de sa formation 3 titres de champion de France, 4 Coupes de la ligue et 3 coupes de France. Ostende perd un défenseur. Adam Marusic quitte le KV Ostende après une seule saison. Le défenseur monténégrin, qui peut évoluer aussi bien sur le flanc droit que le flanc gauche, rejoint la Lazio Rome.

L'international de 24 ans est lié au club de division 1 italienne de football jusqu'en Les deux clubs ont confirmé l'information samedi. Marusic était arrivé à Ostende en en provenance de Courtrai. Le Monténégrin a joué 40 matchs avec Ostende la saison dernière et a secoué les filets à cinq reprises. Le club de football de Proximus League a annoncé samedi son 9e renfort du mercato estival.

Il s'agit du milieu de terrain défensif gabonais Lloyd Palun. L'international âgé de 32 ans a signé un contrat de deux ans. Il jouait ces deux dernières saisons au Red Star, qui évoluait en D2 française. Vous souhaitez nous envoyer une information? Utilisez le formulaire de contact pour nous envoyer vos scoops! La vie est à gagner au delà du salariat, et de son remplacement cybernétique actuel. Pour devenir révolutionnaires, les mouvements militants quels qu'ils soient doivent admettre une perspective large et accepter de voir dans les manifestations d'injustices particulières le fonctionnement d'une totalité.

Ceci, le "cortège de tête" en a manifesté dès le départ la conscience la plus ferme. La joie collective d'avoir finalement mis un nom sur le problème du monde lui a justement permis d'ouvrir un espace que beaucoup — gouvernants compris — pensaient condamné: Il s'agit d'élargir cet espace, de le concrétiser dans des lieux par des occupations, de diffuser cette intelligence mais aussi de l'approfondir.

En cela, dans le black bloc, les lecteurs comme les rédacteurs du Comité Invisible, sont pris au piège de leur religion de la spontanéité. Ce qu'ils tiennent pour l'aboutissement ultime n'est en fait que le point de départ: Le rôle de la théorie est central, en ce qu'elle nous permet de saisir le monde que nous ne voulons pas, pour pouvoir dire la vie que nous exigeons. Mais les positions de principes ne suffisent pas, puisqu'elles ne se suivent que de la déclinaison du parti-pris initial, sans cesse et systématiquement rejoué, sans aucun égard pour leur terrain d'action.

Il faut vite lutter à la hauteur de l'époque. Personne n'a cru bon pour le moment de définir des ambitions vers lesquelles le mouvement révolutionnaire pourrait tendre. Il nous semble que la vie à conquérir repose, à minima, sur les points suivants: Deux points ne sont à aucun cas à sous-estimer dans la période qui est la nôtre.

Le premier, c'est la défaveur actuelle du rapport de force: Le "renouvellement" du personnel politiques des pays "développés" par une classe plus jeune de néo-cadres, ou plus caricaturale de sous-dictateurs, c'est-à-dire au final une classe plus idéologique, ne témoigne pas d'autre chose.

Le second problème est la chance que pourrait constituer pour le pouvoir une insurrection défaite: Le capital tente de dépasser ses contradictions: Dans ce changement pour un marché plus totalitaire encore, qui voit la fusion complète de l'Etat et du Marché en bureaucratie technologique fluide, rien ne vaudrait un fascisme de transition pour assurer l'instauration de la prostitution informationnelle généralisée. Et rien ne vaudrait une insurrection défaite pour produire ce même fascisme.

Le faux air de qu'a notre époque ne doit pas nous inciter à être prudents, mais déterminés et réfléchis. Mélenchon et la gauche radicale se préparent à paralyser les réactions ouvrières face aux attaques du futur gouvernement http: Et cela dès cet été, au plus vite.

Dans les faits, une machine de guerre politique le prenant en tenaille se met en place pour attaquer frontalement encore plus le prolétariat dans ses conditions de vie et travail. Les tractations entre gouvernement et syndicats ont déjà commencé.

Dès le lendemain, 9 mai, de la victoire de Macron, mais aussi le 19 juin au lendemain du second tour des législatives, le Front Social nouvellement formé et regroupant principalement des sections syndicales radicales CGT, SUD-Solidaires et quelques autres, appelait déjà à des manifestations de rue. Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique dans cette élection. Voilà le prolétariat et les révolutionnaires authentiques prévenus.

Adaptation et maîtrise de son système politique par la bourgeoisie française. Voilà pourquoi il convient que le prolétariat français paie à hauteur des autres prolétariats européens. Du moins à en croire les médias de tous pays: Ils peuvent prendre des décisions sur des questions de politique étrangère et économique diverses suivant les situations intérieure et extérieure, mais aussi selon les inclinaisons personnelles résultant de positionnements politiques antérieurs.

Pour le prolétariat et les révolutionnaires, croire que les bourgeoisies les plus expérimentées et les plus puissantes au monde seraient en crise politique représenterait un certain danger: Les enjeux sont clairs, du moins pour les prolétaires les plus combatifs et conscients et les révolutionnaires. Les premiers en se regroupant en comité de lutte ou de mobilisation, en particulier lors des luttes, pour pouvoir combattre de manière organisée et collective les sabotages syndicaux et les pièges politiques que les gauches radicales, tel Mélenchon, ne manqueront pas de leur opposer.

Les seconds en cherchant à se regrouper, non pas formellement en soi, mais en assumant les débats et les confrontations politiques autour des groupes révolutionnaires en général, et communistes en particulier et en participant aux interventions de ces derniers dans les luttes ouvrières, y compris dans les luttes et le comités de lutte ou de mobilisation.

Aux deux en se retrouvant dans les luttes pour pouvoir se rejoindre et unir leur efforts. Telle est aussi la signification internationale du résultat des élections françaises. Notre crédibilité, notre efficacité, notre force sont en jeu.

Mais la force de quelques-uns ne peut pas se nourrir longtemps de la faiblesse des autres. Mon souhait est donc que nous puissions construire une force commune. Elle sait que notre destin est redevenu tragique. Chez les altermondialistes ou activistes, tout le monde se dit plus ou moins libertaire. La dictature du prolétariat est une escroquerie, une arnaque dont le seul but est de récupérer le mouvement révolutionnaire au profit d'un parti censé le représenter, et d'imposer la dictature des dirigeants de ce parti sur un prolétariat berné par ses propres représentants.

Le pouvoir accaparé par cette nouvelle classe de bureaucrates, servira à instaurer leur domination sur un prolétariat écrasé par l'instauration d'un capitalisme d'État. La dictature du parti est la dernière arme de la bourgeoisie pour anéantir la révolution. Le prolétariat est la seule classe sociale qui peut abolir toutes les classes en faisant disparaître toute domination et tout esclavage par sa propre dissolution dans l'auto-organisation de l'émancipation de l'humain.

Il est stupide et dangereux de croire que la libération de l'humanité pourrait se réaliser par une soumission à une dictature. Le seul but du prolétariat est sa propre destruction en tant que classe d'esclaves et d'exploités pour la délivrance et la désaliénation de tous. Les anarchistes se battent contre toute autorité hiérarchique, contre toute uniformisation idéologique, contre toute croyance prédictive, tout modèle à reproduire, toute planification néo-capitaliste à suivre sous prétexte de réalisme.

Ce conflit parcellaire est réducteur et aliène la compréhension humaine. Notre éclectisme est notre force vitale. En modifiant ainsi les règles du jeu par débordement et détournement, ne respectant plus les codes ni les modes, nous augmentons le nombre des choix possibles, créant de nouveaux espaces de liberté.

Santé, éducation, logement, travail: De là, ils sélectionnent, confisquent, rentabilisent, concurrencent, privatisent, pillent, exploitent, cassent, brisent, nos propres vies. La crise pour ceux qui la subissent est une mise à mort sociale, la crise pour ceux qui la décrètent est un mode de fonctionnement financier.

S'indigner individuellement, c'est bien. Se révolter collectivement, c'est mieux. Un système régit le monde, le capitalisme. Un système dont la crise est le principe de fonctionnement, le capitalisme.

Le capitalisme régit le monde, depuis deux siècles. Le capitalisme n'est autre que la loi du Capital. C'est-à-dire de la puissance financière, et le pouvoir de ceux qui la détiennent. Le capitalisme est un système qui divisent le monde entre ceux qui détiennent la puissance financière, et ceux qui y sont soumis. Ils nous parlent maintenant de "crise planétaire", de son urgence, de sa menace, de son irréversibilité, de sa fatalité. Ce n'est pas la première, ce n'est pas la dernière.

Davantage, la crise planétaire est le mode continu du capitalisme. Le capitalisme régit le monde, divisé entre ceux qui détiennent la puissance financière et ceux qui y sont soumis. Deux langages, deux logiques de nécessités, deux classes. Le capitalisme divise le monde en deux logiques: Le capitalisme détruit le monde. L'économie de profit et la logique de la puissance financière saccagent écosystème et vies humaines.

Le capitalisme soumet le monde aux lois du Capital, et l'assassine. Le capitalisme est un système de mort. Où il faut mourir pour lui: Les dernières "grandes crises planétaires", périodes nommées comme telles, celles du krash boursier de et du krash pétrolier de ont rendu possible et justifié les pires dictatures et les plus monstrueuses des guerres. Cette nouvelle "grande crise planétaire" depuis le semi-krash boursier de est en train actuellement de rendre possible et de justifier les pires dictatures et les plus monstrueuses des guerres.

Mais depuis deux siècles de capitalisme, de crise continue, il n'y a finalement qu'une seule dictature et une seule guerre: Depuis deux siècles, la seule réalité planétaire est celle d'une guerre de classe.

Une guerre entre la vie et la finance, entre l'humain et le profit, entre la nature et la statistique. La situation actuelle, en , pour chaque quartier, chaque ville, chaque pays, chaque continent n'est qu'un écho plus retentissant encore de la réalité sociale mondiale, de deux siècles de crise continue planétaire: Dettes bancaires, bourses déstabilisées, déroute économique, toutes les formules officielles sont bonnes pour amener la nécessité financière d'une "restructuration générale", qui n'est autre qu'une offensive violente du capitalisme pour se régénérer.

Le capitalisme ne se régénère que par la casse sociale et l'écrasement de vies humaines. Comme il l'a toujours fait. Tout commence par des licenciements, des augmentations et créations de taxes, des coupes budgétaires, des pertes de subventions, des privatisations, des délocalisations, de manière graduelle avec l'apparence de phénomènes isolés.

Puis on se rend compte de la cohérence précise et calculée de cette casse sociale qui va jusqu'au génocide social. C'est ce qui se passe actuellement en Grèce, où les offensives du Capital se sont multipliées et violemment durcies depuis La dette de grandes banques et des pertes boursières ont affamé tout un peuple qui meurt lentement de notre passivité internationale et de la répression d'Etat locale. L'Etat a effectivement une souveraineté, qui n'est pas une souveraineté populaire mais une souveraineté policière.

L'Etat a pour seule fonction de maintenir l'ordre, par tous les moyens qu'il jugera nécessaire, pour permettre les mesures d'austérité de s'implanter sans discussion contre l'ensemble de la population.

Ces mesures d'austérité obéissent aux nécessités du Capital. En cette période décisive se joue en Grèce un basculement.

Un basculement irréversible et irrémédiable. La crise est un fait. C'est le mode de fonctionnement de leur système et de leur régime, le capitalisme. C'est le capitalisme, c'est tout. Régime et système des puissants, de la finance et des marchés, des patrons de multinationale et des bourses.

Ce monde-là n'est pas le nôtre. Ce qui nous importe à nous est de nourrir nos familles et de vivre avec décence et dignité, d'avoir des enfants et de pouvoir se loger, se vêtir, et se subvenir. Ce monde nous le permet par mérite et par chantage, par menaces et par compétition, par isolement et par sélection.

Aujourd'hui, leurs finances sont en "crise". Cette crise n'est pas la nôtre. C'est la crise de leur régime, de leur système, de leurs finances et de leurs multinationales. Ces riches et patrons si puissants, invisibles de notre quotidien, ont bâti leur pouvoir sur notre labeur et sur la spéculation virtuelle de leurs bourses folles à partir de notre travail. Ces riches et patrons si puissants voient leur pouvoir vaciller dans les rouages qui sont les leurs, et nous imposent à nous d'accroître notre labeur, de se plier davantage à leurs chantages et menaces.

Ces riches et patrons, ces bourses et marchés, veulent sauver leur puissance sur nos vies, nos enfants, nos toits. Pour sauver leur puissance en déroute, ils nous écrasent, nous affament, nous exterminent. Et si nous ripostons avec tant soit peu de force, ils nous répriment, nous fichent, nous matraquent, nous emprisonnent.

Aujourd'hui plus que jamais, ils font des premiers exclus et des premiers écrasés de cette logique et de ce régime l'alimentation fondamentale de nos peurs. Ils fabriquent des ennemis. Ils inventent des boucs-émissaires. Tout génocide est un génocide social. Toute extermination est une extermination sociale. Et aujourd'hui, de nouveau, plus que jamais, ils font des premiers exclus et des premiers écrasés de cette logique l'alimentation fondamentale de nos peurs.

Justifiant progressivement les prochaines exterminations. Et toute extermination est sociale. Aujourd'hui, "c'est la crise", disent-ils. C'est l'heure à nouveau d'une période de violente régénération du capitalisme.

La crise, le mode de devéloppement du capitalisme. Sur l'écrasement de nos vies. Pour sauver leur pouvoir, les puissants doivent écraser la réalité humaine et la réalité de la vie. Pour sauver sa puissance, le capitalisme doit écraser l'humain et le vivant. Au début, c'est l'augmentation du chômage, jusqu'à être la réalité de plus de la moitié d'une population entière. C'est l'augmentation des taxes, des impôts et des factures.

C'est l'augmentation des ressources d'énergie, des loyers et des denrées alimentaires. Simultanément ou par la suite, c'est la destruction de toute protection sociale. C'est les coupures budgétaires puis la fermeture stricte des hôpitaux, des écoles et des foyers d'accueil. C'est l'abolition de notre droit à la retraite, de notre droit à un toit, de notre droit à nous vêtir et nous nourrir.

De notre droit à avoir des enfants et de vivre. Et si l'on refuse ce chantage, cette peur, cette menace, cette crise, ce monde, ce capitalisme ; si l'on refuse de travailler dans l'espoir strict de ne pas mourir de faim ou de froid ; si l'on refuse cette urgence et cette angoisse permanentes et écrasantes comme nouvelles règles de vie, comme équilibre de survie: Alors c'est le fascisme.

Aujourd'hui, voilà ce qui se passe en Grèce. En Grèce, les mères abandonnent leurs enfants parce qu'elles n'arrivent plus à les nourrir.

En Grèce, les migrants sont arrêtés par milliers dans de grandes rafles de rue et emmenés dans des centres de rétention d'où ils sont renvoyés sans un sou dans des pays en guerre. En Grèce, des enfants affamés livrés à eux-mêmes sillonnent par trois ou cinq les grandes rues hostiles de la capitale, quémandant pièces ou bouts de pain en échange d'un paquet de mouchoir ou d'une mélodie à l'accordéon.

En Grèce, des dizaines de milliers de foyers ont leur électricité coupée, faute de ne pas avoir payé des factures exorbitantes.

En Grèce, il n'y a plus ni médicaments dans les hôpitaux, ni livres d'étude dans les écoles ; ni personnels dans les foyers d'accueil, ni nourritures abordables dans les supermarchés. En Grèce, les gens meurent, de faim, de froid, de drogue, de solitude, de répression, de désespoir, de misère.

Aujourd'hui, ce qui devient un dernier point d'arrivée en Grèce est le nouveau point de départ ailleurs. Et vont suivre la même chute infernale pour tous et chacun, étape par étape, graduellement ou en accéléré, imposée par les nécessités propres des puissants, de cette crise, de ce monde en crise, du capitalisme. Mais aujourd'hui, en Grèce, le peuple refuse. De s'organiser par eux-mêmes.

De se confronter à la police. D'occuper leurs lieux de travail. D'occuper et paralyser mairies, hôtels de ville et préfectures. Contre les nécessités propres des puissants, de cette crise, de ce monde en crise, du capitalisme. En ces journées décisives se joue en Grèce un basculement. Le peuple grec, dans la réalité humaine et vivante de notre monde, qui n'est pas statistique ou équilibre financier, mais réel. Celui de devoir se nourrir, nourrir ses proches, nourrir ses enfants.

Celui de devoir se loger, loger ses proches, loger ses enfants. Celui de devoir se soigner, soigner ses proches, soigner ses enfants.

Celui de devoir se vêtir, vêtir ses proches, vêtir ses enfants. Celui de devoir s'éduquer, éduquer ses proches, éduquer ses enfants. Celui de vivre et non survivre, pour soi, ses proches, ses enfants. La nécessité humaine et de la vie n'est pas celle de la puissance financière. La nécessité humaine et de la vie n'est pas celle du capitalisme. Notre nécessité à nous, hommes, femmes, simples, anonymes, sans autre ambition de n'être que ces hommes, ces femmes, simples, anonymes, sans autre pouvoir que celui de pouvoir avoir des enfants et les chérir, les nourrir, les loger, les éduquer ; cette nécessité et cette volonté, cette création et ce partage, n'appartient qu'à nous.

Notre nécessité d'hommes et femmes simples et anonymes est celle obéissant à notre réalité humaine et vivante. Aujourd'hui, en Grèce, des hommes, des femmes, simples, anonymes, veulent défendre leur humanité et leurs vies. Aujourd'hui, en Grèce, des hommes, des femmes, se battent pour cela.

Un homme, une femme, qui veut vivre aujourd'hui en Grèce, est un homme combattant, une femme combattante. Pour soi, ses proches, ses enfants. Des hommes, des femmes, simples, anonymes, se battent, par centaines, par milliers, par centaines de milliers.

Descendent dans la rue. Occupent leurs lieux de travail. Font grève des loyers et des factures. Occupent et paralysent les lieux de pouvoir. Constituent des Comités de Quartiers. Envahissent et occupent des immeubles vides. Occupent les hôtels de ville. Laissent les banques s'effondrer. Tentent de s'auto- organiser, de se réapproprier de manière autogestionnaire leur outil de travail. Et des personnes meurent, des jeunes meurent, des mères meurent, des chômeurs meurent, des migrants meurent, des enfants meurent.

Le peuple meurt de faim, de matraques, de froid, de grenades explosives, de solitude, de lacrymogènes asphyxiants, de désespoir, de voltigeurs. Qui ont vaincu et régné sur la répression de révolutions et la mort de peuples entiers. Et un premier régime fasciste vainqueur de la mort d'une révolution et d'un peuple entier justifie la victoire et le règne de tous les régimes fascistes. Franco a vaincu et régné sur la mort de la vague révolutionnaire de en Espagne.

Hitler, Pétain, Mussolini, Staline ont vaincu et régné par la victoire et le règne de Franco. Le fascisme européen a vaincu et régné sur le fascisme espagnol, qui fut le dernier à mourir. Et aujourd'hui, de nouveau, plus que jamais, ils font de l'écrasement de la révolte et la mort du peuple grec la condition nécessaire pour la victoire et le règne du fascisme en Grèce.

Si le fascisme vainc et règne en Grèce, les régimes fascistes vont vaincre et régner dans toute l'Europe. Le combat des hommes, des femmes, simples, anonymes, grecques est le combat de tous les hommes et de toutes les femmes, simples, anonymes, d'Europe et au-delà.

Le combat du peuple grec est le combat de tous les peuples d'Europe et au-delà. Laisser écraser la révolte du peuple grec et sa mort est laisser écraser toute possibilité de révolte des peuples d'Europe et au-delà, et permettre leur mort.

Laisser la victoire du fascisme en Grèce, c'est laisser la victoire du fascisme dans toute l'Europe. Et la révolte grecque, seule, isolée, abandonnée, comme le fut la révolution espagnole en , sera réprimée, écrasée, exterminée.

Être solidaire et combattre pour le peuple grec, c'est être solidaire et combattre pour tous les peuples d'Europe, pour tous les hommes et toutes les femmes, simples, anonymes, d'Europe. Nous nous adressons à tous et chacun, de ceux qui cherchent du travail ou en ont un, de ceux qui veulent s'en sortir ou qui croient s'en être sortis, de ceux qui craquent dans les Pôle Emploi ou craquent de leurs conditions de boulot, de ceux qui n'ont pas le temps de rêver ou de ceux qui n'en peuvent plus du rêve marchandisé, de ceux qui galèrent déjà à nourrir leur famille ou de ceux qui n'osent pas avoir d'enfants en ayant déjà du mal à se nourrir eux-mêmes, de ceux pris dans la routine sans fin du travail ou de ceux pris dans la routine sans fin de la recherche de travail, de ceux à qui on reproche de vivre au-dessus de leurs moyens ou de ceux qui n'ont pas du tout de moyens ni de vie, de ceux qui n'ont pas de travail en étant sur-diplômés ou de ceux qui n'ont pas de travail sans aucun diplôme, à tous et chacun donc qui veulent s'en sortir et vivre avec le minimum de décence.

Nous nous adressons à tous et chacun, effrayés ou ignorants de ce monde qui s'embrase, sympathisants ou fuyants de ce monde qui s'effondre, assommés de mots quotidiens martelés par des gens inconnus derrière l'écran de la télé d'Etat, tels "crise", "sécurité", "stabilité", "catastrophe", "chômage", "insécurité", "urgence", "désastre", "économie", "bourses", "marchés", qui s'alternent dans l'indifférence médiatique avec "football", "stars", "people", "nouvel écran plat".

A tous ceux qui n'ont pas le temps de parler avant qu'on parle à leur place. A tous ceux qui n'ont pas le temps de vivre avant qu'on les détermine à leur place.

A tous ceux qui craquent et à qui on parle comme des enfants attardés. Depuis et les nouvelles offensives, toujours plus violentes, du Capital à travers le monde, de nouveaux élans de résistance populaire se confrontent à la bourgeoisie régnante et à l'Etat répressif.

La spirale des troubles et de cette guerre de classe a commencé dans le "monde arabe" avec les révolutions en Tunisie, Egypte, Lybie, Bahrein, Syrie, qui continuent encore. Pour balayer tous leurs ennemis. A mesure que la crise et la casse sociale s'aggravent, des villes s'embrasent et la révolte s'étend. En huit mois, de l'été au printemps , les capitales européennes des pays les plus touchés socialement ont brûlé: Londres du 6 au 11 août , Rome le 15 octobre , Athènes le 12 février , Barcelone et Madrid le 29 mars La grève générale illimitée reste la première arme révolutionnaire de notre classe.

C'est la seule arme qui peut faire changer la peur de camp: Il n'y a pas de "vous", il n'y a pas "les autres", il n'y a pas "c'est la vie", il n'y a pas "là-bas", il n'y a pas "de toute façon", il n'y a qu'un nous. Nous qui travaillons et galèrons, nous à qui "les fins de mois" est une question quasi- existentielle, nous qui sommes des hommes, des femmes, simples, anonymes, qui voulons avant tout nous en sortir. Nous qui voulons avant tout nous nourrir, nous loger, nous vêtir, avoir des enfants sans nous sacrifier ni les sacrifier.

Et nous sommes ces hommes, ces femmes, simples, anonymes, avant d'être des "clients", des "élèves", des "ménages", des "citoyens", des "consommateurs", des "actifs", des "inactifs", et nous avons des conditions de vie communes.

Pour combler nos nécessités humaines, pour nous vêtir, nous loger, nous nourrir, subvenir nos enfants, nous devons travailler ou chercher du travail. Notre quotidien, nos conditions de vie sont communes: Ceux sans travail n'ont droit ni à se loger, ni à se vêtir, ni à se nourrir, ni à subvenir ces enfants. Nous, c'est tous ceux qui se sont posés au moins une fois la question "comment s'en sortir? Dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, nous sommes la masse innombrable qui nous posons au moins une fois la question "comment s'en sortir?

Et dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, il y a une poignée de personnes qui ne se sont jamais posés cette question.

Ils sont riches, l'ont toujours été et ne se posent que leur seule question possible: Cette poignée de personnes, nous ne les croisons jamais dans notre quotidien, ils ne font pas partie de nos vies. Pourtant ce sont eux qui déterminent selon leurs nécessités propres et leur seule question toute la réalité quotidienne de nos vies. Ce sont les grands propriétaires, les PDG, les grands patrons, les multinationales, les directeurs banquiers, les chefs d'Etat, les ministres, les députés, les sénateurs, les préfets.

Tous ceux-ci étant au service exclusif de ceux plus riches et plus puissants encore, les décideurs du monde, les décideurs du sort de la planète et de peuples entiers, et de nos vies particulières. Ces décideurs sont encore plus invisibles, n'ont ni nom ni visage, et ont créé toutes sortes d'instance en abréviation pour augmenter leur puissance et leur richesse, ces instances qui n'ont de sens réel pour nous que comme abréviation: Il y a nous, la classe des exploités.

Il y a eux, la classe des exploiteurs. Et il n'y a de rapport entre ces deux classes qu'un rapport de guerre. Nous sommes ceux qui dès l'enfance parfois se demandent "comment s'en sortir", et ils sont ceux qui décident à notre place comment nous devons vivre et déterminent comment, à notre place, "s'en sortir". Selon leurs critères, leurs nécessités, leurs exigences: Et à partir de là calculer, investir, écraser.

Ces critères, ces nécessités, ces exigences, ne sont pas les nôtres. Et à partir de là rencontrer, voyager, aimer. Nous sommes ceux qui "sont payés", ils sont ceux qui "payent"; nous sommes ceux qui construisons, ils sont ceux qui se pavanent; nous sommes ceux qui produisons, ils sont ceux qui se goinfrent; nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui se dorlotent; nous sommes ceux qui tenons le plateau, ils sont ceux qui se servent; nous sommes ceux qui cirons leurs chaussures, érigeons leurs palaces, gérons leurs dossiers, récurons leurs chiottes, administrons leurs rendez-vous, rédigeons leurs mémoires, médiatisons leurs débats, assurons leur sécurité, produisons leurs intérêts, suons leurs richesses, votons leurs puissances, applaudissons leurs discours, remercions leurs promesses, attendons leurs patiences, craignons leurs décisions, espérons leurs clémences, louons leurs propriétés.

Nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui décident, décrètent. Nous sommes ceux qui sommes licenciés, ils sont ceux qui le décident. Nous sommes ceux qui créons la richesse, ils sont ceux qui nous la confisquent. Nous sommes ceux qui construisons des maisons et des appartements, ils sont ceux qui les achètent.

Nous sommes ceux qui payons des loyers, ils sont ceux qui décident de leur montant. Nous sommes ceux qui travaillons la terre et le pain, ils sont ceux qui les détiennent. Nous sommes ceux qui payons la nourriture, ils sont ceux qui décident des tarifs.

Nous sommes ceux qui rendons possible la grande distribution, ils sont ceux qui décident des prix. Nous sommes ceux qui utilisons les transports en commun, ils sont ceux qui les rendent payants.

Nous sommes ceux qui étudions, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur des études. Nous sommes ceux qui allons à l'école, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur de l'éducation.

Nous sommes ceux qui allons dans les hôpitaux, ils sont ceux qui décident des moyens et de la valeur de la santé. Nous sommes leurs esclaves-salariés. Les lois du Capital et de ceux qui le détiennent, la bourgeoisie, ont fait de nous depuis plusieurs siècles leur main d'oeuvre, un prolétariat.

Ils sont ceux qui détiennent les armes, nous sommes ceux qui les appréhendons. Ils sont ceux qui construisent les prisons, nous sommes ceux qui les remplissons. Ils sont ceux qui créent les frontières, nous sommes ceux qui les subissons.

Ils sont ceux qui licencient, nous sommes ceux qui nous prenons des lacrymos pour oser l'avoir refusé. Ils sont ceux qui décrètent les guerres, nous sommes ceux qui y mourront. Ils ont le monopôle de la violence et du jugement, nous n'avons que le droit d'être violentés et jugés. Ils nous divisent entre "violents" et "non-violents" alors que ce sont eux qui ont matraques et gaz pour nous réprimer tous.

Leur violence est légale, la nôtre est légitime. Leur justice emprisonne, notre justice soude et libère. Leurs polices servent de justice, leur justice sert de paix.

Si telle est leur justice, il n'y a pas de paix, mais qu'une terreur policière qui protège les riches. Si telle est leur paix, la police est partout et la justice nulle part. Toute révolte est juste si elle ne se trompe pas d'ennemis. L'ennemi n'est pas le "pauvre", "l'arabe" ou la "banlieue" mais le riche et le puissant qui ont créé la pauvreté et le ghetto-banlieue et qui ont choisi d'y enfermer toute personne de couleur et anciens colonisés pour maintenir la division.

Avant d'être arabe, noir, blanc, nous sommes des gens qui voulons nous en sortir, soumis au même sytème qui créée de la peur entre nous pour se faire oublier. Le racisme est une arme des puissants, des riches et de l'État. Eux qui construisent les murs qui nous divisent et les impasses qui nous bloquent, les barbelés périphériques qui nous séparent et les polices qui nous sélectionnent. La seule violence est celle de la puissance financière qui décide de nos vies. La seule violence est celle de l'Etat qui décide de notre valeur.

La seule violence est celle de la police qui décide de notre "paix". Face à cela, toute notre résistance ne sera que défense et autodéfense. Seuls l'État et le Capital anticipent notre colère, nous qui avons du mal à anticiper notre propre misère. Ils se dotent de toutes les armes possibles, qui tuent et assassinent de manière "non létale". Des lycéens perdent leurs yeux sous les balles en caoutchouc pour défendre leurs études, des "banlieusards" perdent leurs vies accusés d'être pauvres de couleur et "ex"-colonisés, des sidérurgistes perdent leur dignité par les coups de matraque pour défendre leur emploi, des personnes âgées et des enfants se font gazer pour défendre le droit à la retraite.

Guerre de classe, et nécessité fait loi. Nécessités humaines et naturelles contre nécessités économiques de profit et de puissance. La "démocratie représentative" est le nom donné par les puissants à un système où les règles du jeu et ses cartes sont détenus par les riches et les puissants.

Et nous qui cherchons à nous en sortir dépendons des cartes sociales que les riches veulent bien nous distribuer. Mais ce sont toujours eux qui les distribuent. Ce ne sont pas les cartes qu'il faut changer, mais le jeu lui-même.

Parce que nos vies et celles de nos enfants ne sont pas un jeu. A nous de faire en sorte que les riches ne jouent plus avec nos vies selon leurs propres joker et leurs propres bonus.

C'est eux qui décident de la case de départ et de la case d'arrivée de chacun d'entre nous, et nous sommes condamnés à respecter les parcours qu'ils nous distribuent. Soyons notre propre case de départ et notre propre case d'arrivée à la fois, soyons notre propre parcours, éjectons les riches et les puissants du jeu. Notre monde n'est pas le leur, nos nécessités ne sont pas les leurs, nos envies et nos besoins ne sont pas les leurs.

Déterminons nous-mêmes nos propres vies. Les "élections démocratiques et représentatives" sont l'illusion à nous faire changer de couleur. Le "pic" peut devenir "carreau" ou "trèfle", les cartes restent les mêmes, et ce sont toujours les mêmes qui les détiennent.

Et nous sommes leur mise, leur gain, leur enjeu. Leurs principales armes pour nous faire accepter leur diktat financier sont la peur et le chantage. Peur de la banlieue, peur de l'autre, peur d'être solidaire, peur de se défendre, peur de faire grève, peur d'étudier sans travail au bout, peur du chômage, peur de son patron, peur d'avoir peur.

La crise créée de la peur, elle est la peur, se veut notre peur pour avancer et imposer ses mesures. La question s'est posée en Tunisie, en Egypte, en Lybie, en Syrie, elle se pose aujourd'hui en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, commence à se poser en France et aux Etats-Unis, et finalement est la question que nous nous posons tous: Pour ne plus avoir peur, il faut que la peur change de camp. A la finance d'avoir peur de notre colère, aux puissants d'avoir peur des sans-travail, aux policiers d'avoir peur de notre solidarité.

Nous avons l'impression d'être dépassé, de ne plus comprendre ce qui se passe dans nos vies, de devoir se fier et avoir confiance en ceux qui détruisent nos vies pour qu'ils la protègent, mais la seule réponse à nos angoisses et notre urgence est le rapport à notre histoire, notre propre histoire, notre histoire de classe qui est une histoire de lutte et de combat.

L'histoire n'est pas celle des chefs d'Etat ou des "grands noms", des "grands hommes", l'histoire n'est pas celle des dominants et des puissants, elle est faite et se fait toujours par les petites gens, les anonymes que nous sommes, les hommes et femmes simples que nous sommes fiers d'être. Les Tunisiens et les Egyptiens nous l'ont montré, et aujourd'hui ce sont les puissants qui ont peur "des gens", de ces gens qui font leur propre histoire, qui veulent leur propre victoire.

Et ils ont peur que nous soyons l'écho, l'onde de choc en Europe des secousses tunisiennes, égyptiennes, lybiennes et syriennes.

Un appel de solidarité internationale. Entre les hommes, les femmes, simples, anonymes. Ceci est un appel au combat. Avec et pour le peuple grec assassiné. Avec et pour tous les peuples. Un appel à descendre dans la rue, occuper les lieux de travail, faire grève des loyers et des factures, occuper et paralyser les lieux de pouvoir, constituer des Comités de Quartiers, envahir et occuper les immeubles vides, occuper les ministères, les hôtels de ville, les mairies, laisser les banques s'effondrer, assiéger le Parlement.

Par dizaines, par centaines, par milliers, par centaines de milliers. Les nôtres, ceux de chacun, ceux de tous. Pour tous les hommes, toutes les femmes, simples, anonymes, et contre leurs patrons, leurs polices, leurs menaces, leurs chantages, leurs puissances, nos seules armes sont la solidarité, la détermination, l'auto-organisation par et pour nous-mêmes.

Nous sommes notre propre nécessité, notre propre ambition, notre propre pouvoir. De l'indignation à la révolte, de la révolte à l'émeute, de l'émeute à la grève sauvage émeutière, de la grève sauvage émeutière à l'insurrection. Désormais nous avons compris, et nous n'avons plus peur: Nous ne comptons que sur notre propre force, sur notre propre capacité à organiser nous-mêmes nos vies, sur notre propre solidarité.

L'insurrection ne sera ni "civique" ni "citoyenne", elle est confrontation de classe. Nous sommes non-violents avec ceux qui sont non-violents avec nous, mais nous revendiquons l'autodéfense par tous les moyens nécessaires contre toute violence à notre encontre. Cette violence est permanente, quotidienne, omniprésente, c'est la violence capitaliste.

Se confronter à la police ou bloquer une entreprise relève de l'autodéfense contre la violence de licenciements de masse ou de hausse des factures.

Bloquons leur économie et que la peur change de camp, comme lors du blocage des raffineries à l'automne Réapproprions-nous nos outils de travail quand ils veulent les fermer, créons des Assemblées de Quartiers et développons la démocratie directe, la seule à laquelle nous aspirons.

Pour reprendre nos vies en main, ici, maintenant, nous-mêmes. Là où nous vivons et travaillons. Exproprions les richesses qu'ils nous ont volé, créons des Comités d'Autodéfense de Précaires et Chômeurs. N'attendons pas d'être pris dans l'urgence comme le sont les peuples grecs et espagnols aujourd'hui.

Le désastre, nous y sommes déjà et il ne fera que s'aggraver, et arriver. Alors que capitalisme, crise et désastre sont déjà là. Cette impression commune que le ras-le-bol, la révolte, l'explosion, vont arriver.

Alors que ras-le-bol, révolte et explosion sont déjà là. S'indigner ou prendre acte. Tout de nous, rien d'eux. I — Misère des élections présidentielles. Ils proposent chacun une gestion un peu différente de notre prison: En partant du Printemps , Paris, Il apparaît en effet comme de plus en plus évident que tous et toutes sont portés par une commune vision du monde.

On cherche malgré tout à nous vendre un candidat comme marchandise performante, dans un mauvais spectacle déprimant de vacuité se répétant à chaque campagne présidentielle. Pourtant, aucun changement réellement positif ne peut venir des urnes: Quelles options se proposent à nous à chaque élection, et notamment celle-ci? Un libéralisme social-démocrate dégoulinant de renoncements, de mensonges et de sang.

Il y a là une contradiction insoluble. Mais cette contestation vaine nous révèle quelque chose. À parler leur langage nous nous rendons impuissants. Impuissants car condamnés à la répétition du même. En conséquence, des contingents toujours plus importants de ces populations se sont enfuis vers des centres en moins piètre état.

Les policiers peuvent légalement fouiller, frapper ou encore séquestrer dans un commissariat des individus, contrairement aux autres citoyens. Schuurman, Le travail est un crime, Il paraît que tout le monde aime la liberté. Pourtant, la plupart des gens considèrent aussi le travail comme une valeur fondamentale, à inculquer aux jeunes, un devoir et un droit à préserver.

Son terme cousin, travail, a lui pendant longtemps exprimé les idées de tourment, de peine et de fatigue. Travailler pour exister, exister pour travailler. Il est notre droit de nous loger, de nous nourrir, de nous vêtir, il est notre droit de vivre.

Et alors même que le capitalisme, qui a besoin de cette frénésie du travail pour exister, produit des ravages de plus en plus visibles à tous les niveaux de nos existences, dans des régions toujours plus étendues et pour une durée toujours plus longue, le travail demeure un horizon indépassable pour la conception de notre existence.

Nous sommes tellement empêtrés dans cette religion du travail qui est, comme toute religion, une organisation du mensonge que nous ne réalisons pas que nous passons notre vie dans un gigantesque camp de travail. Que même quand nous y échappons pour un moment nous passons notre temps à faire travailler les autres, par la consommation de biens et de services. Nous aimons nous voir comme des personnes indépendantes et libres qui vaquent à leurs occupations, quand nous sommes en réalité des travailleurs forcés de rejoindre leur poste.

Pourtant, tout le monde aime la liberté, on vous dit. A quelques exceptions près donc, travailler est une horrible chose qui débouche sur une immense accumulation de souffrance. Que les plus raisonnables se rassurent: Ceux qui pensent le contraire ne doivent vraiment pas beaucoup aimer la liberté. Le monde, ou rien. Le statu quo est tout aussi immonde. Et les médias jouent parfaitement leur rôle, faisant planer une menace diffuse, pluridirectionnelle et omniprésente, implantant jour après jour la peur dans chaque conscience, avec une abnégation remarquable.

Que dans ces moments de lutte se tissent des liens, naissent des amours, émergent des projets communs, se créent des communautés de résistance. Nous voulons faire autre chose que travailler. Nous voulons vivre autre chose que cette survie, cette sous-vie. Nous voulons habiter autre chose que ce taudis. Nous voulons créer autre chose que cette destruction.

Le capitalisme façonne des subjectivités à son image et selon sa logique: Les révoltes de la vie ont transformé, transforment, transformeront nos subjectivités, avant même que dans une société nouvelle, de nouvelles vies émergent de nouvelles subjectivités.

Nous souffrons de devoir obéir à des impératifs absurdes, avilissants, destructeurs. Nous souffrons de devoir exécuter ces impératifs dans des conditions éprouvantes, voire dangereuses. Nous souffrons de cette activité indifférenciée, absurde, destructrice. Nous souffrons de rentrer vidés, de ne pas pouvoir vivre. Nous souffrons de souffrir seul, de devoir nous cacher notre souffrance, de nous mentir, de ne pas pouvoir parler de notre souffrance, de devoir cacher celle-ci aux autres.

Comme des esclaves, nous avons une compensation, eux en nature, nous en argent. Avec ou sans proxénète, nous sommes tous des prostitué. Nous sommes des robots travailleurs, en tchèque , des individus réduits à des machines productrices. Nous sommes soumis au capitalisme, ce Moloch insatiable, ce train aveugle écrasant tout sur son passage.

Nous nous intéressons peu à la massification, les pétitions sont signées puis oubliées, les cortèges défilent et rentrent chez eux, les vitrines sont brisées puis réparées, les murs tagués puis nettoyés.

Il nous faut créer. Il nous faut nous créer. Un mouvement ouvre une brèche, crée une coupure temporelle, une rupture dans le déroulement linéaire de nos vies.

De nouvelles subjectivités émergeront de ces nouvelles vies, épanouies dans une diversité non-finie du faire. Le temps sera celui de notre vie et de ses activités, non celui des montres et du travail. Les communes seront, ainsi, sans masculinité viriliste, celle du sujet capitaliste, insensible, impitoyable, suprémaciste, et sans féminité soumise, subordonnée, dissociée. Elles seront, de même, sans sujet colonial, raciste, dominateur, exploiteur, et sans sujet indigène, racisé, dominé, exploité.

Au niveau des techniques, nous détournerons des techniques détournables, nous détruirons des techniques indétournables bombes nucléaires, centrales nucléaires, etc. Ce sera notre monde, ou rien. Ce ne sera pas ce monde de mort, mais la mort de ce monde.

Crevons cette société morbide, moderne, capitaliste, colonialiste-raciste, patriarcale, étatiste, hétéronome, hiérarchique, totalitaire. Créons une société vivante, nouvelle, non-marchande, égalitaire, libertaire, autonome, horizontale, plurielle. Créons une vie de désir, cette vie que nous désirons, que nous décidons. Soyons résolus à ne pas mourir, et nous voilà vivre. Ce sera notre histoire, cette fois. Cette société nous offre seulement une lutte pour la survie de base dans laquelle nous ne sommes rien sauf une force de travail et des consommateurs.

Les vêtements de marque, les nouveaux téléphones mobiles et les écrans plasma, les voitures en leasing et les prêts hypothécaires, les sorties du samedi soir, les émissions de télé et les idylles familiales dans les centres commerciaux seront-ils des produits de substitution suffisant pour une vie vraiment humaine?

Est-ce tout ce que nous désirons vraiment et ce dont nous avons vraiment besoin? Nous vendons notre temps et notre énergie, notre force de travail, à la classe des bourgeois qui possèdent les moyens de production. Quel que soit ce que nous gagnons, dès que nous avons dépensé notre salaire, nous devons à nouveau nous précipiter au travail. Nous vendons notre force de travail comme une marchandise à des patrons individuels et aussi à la bourgeoisie toute entière, et dès lors ce sont eux qui la contrôlent, qui la possèdent et qui en profitent vraiment.

Toute la société nous est étrangère: Par conséquent, la dictature du Capital règne aussi en dehors du travail. Les loisirs que nous cherchons en font partie. Notre travail est une marchandise comme aucune autre: Le profit est réinvesti dans des moyens de production, dans la production de nouveaux capitaux qui tous sont la propriété contrôlée, possédée et vendue par les bourgeois.

Les citoyens atomisés, qui parviennent à une unité artificielle à travers une sphère séparée de politique nationale, sont une caractéristique commune des États parlementaires, staliniens, fascistes ou même islamistes. Ce sont là des organisations de la bourgeoisie en tant que classe, qui se développent à partir des rapports sociaux de la société de classe.

Comme tels, ils doivent être détruits et non pas réformés. Par conséquent, les prolétaires luttent contre toutes les formes du gauchisme: Nous combattons pour une libre auto-organisation égalitaire. Maintenant que nous sommes remontés à la racine du syndrome, nous allons commencer à comprendre que les tableaux ont des points communs. Pourtant, avec un soupçon de conscience, peut-on se réjouir de la guerre?

Or la guerre est toujours triste et la victoire jamais acquise, et dans toutes les hypothèses, jamais pour les deux protagonistes à la fois. Le travail culturel est donc passé par là pour nettoyer le chemin vers la guerre.

Voici les liens qui apparaissent entre le champ de bataille boueux et un capitalisme tout aussi crasseux. Pourquoi partir si joyeusement à la guerre capitaliste? Et peu importe si la promesse est bidon en réalité, elle est une croyance quasi religieuse, un dogme, une norme.

Cet écran qui verse sans discernement des images de tous types, informations, désinformation, séries, publicités, divertissements, et ce, 24h sur 24h. La recherche insatiable du plaisir nous fait nous détourner du sens des champs de batailles capitalistes qui détruisent la nature et la vie en notre nom pour produire nos objets pour la plupart inutiles et polluants. Nous avons à loisir le choix entre des objets censés assouvir nos frustrations existentielles et des spectacles sur écrans qui nous divertissent.

Dans le monde réel on ne peut pas quitter le champ de bataille. Bienvenue dans la réalité. Revenons à la guerre économique. Nous sommes alors enchaînés à la réalité de cette bataille économique où nous comprenons que tout ce à quoi nous avons cru nous est maintenant infernal, insupportable, car nous perdons tout nos repères, nos espoirs, nos croyances devant la réalité nue.

Où sont les promesses? Qui payera les crédits? Où sont passé les jours meilleurs qui justifiaient mon sacrifice quotidien au travail 8 heures par jour? Sans travail qui suis-je? Sans argent qui suis-je? Qui suis-je hors de la norme? Et le cancer contracté au travail à respirer des effluves toxiques, qui est responsable maintenant?

Et ma femme, et mon mari qui se détourne au moment difficile de la vie sans travail? Absent à soi-même au milieu du champ de bataille économique, le chaos comme seule référence existentielle. Ce désastre ne nous apparaît malheureusement que lorsque nous sommes touchés directement, ce moment où nous sommes exclus de la norme du travail et de la consommation. Sans parler des fumées toxiques des usines qui produisent à la chaîne des objets industriels toujours nouveaux qui viennent titiller le désir sans fin de nos regards sans vie rivés à la lueur électrique sur nos écrans bariolés.

Les écrans publicitaires nous font avaler cette agriculture comme des aliments qui sont des ersatz depuis longtemps sous de fausses promesses trop sucrées, trop salées et trop grasses. Nous savons maintenant ce que valent les promesses capitalistes. Du plaisir frelaté qui empoisonne la vie sous toutes ses formes.

Qui décide la norme? Qui orchestre la promesse de cet avenir radieux de plaisirs empoisonnés? Inventer une nouvelle culture commune où la vie et son expansion sous toutes ses formes sera centrale. Vivons de peu, ensemble et avec joie.